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La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton

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Revue de presse du 30 janvier au 5 février par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.

Ce fut une semaine marquée par les bannissements : Trump aux musulmans; les étudiants de UC Berkeley au discours de droite; les professeurs de la N-É aux stagiaires en éducation, la Péninsule acadienne à l’électricité…

La semaine a été rough pour plusieurs.

Nulle part ailleurs plus qu’à Québec, peut-être, où un étudiant québécois de l’Université Laval est entré dans une mosquée de la capitale à l’heure de la prière et y a ouvert le feu, tuant 6 personnes (Radio-Canada). La tuerie, rapidement dénoncée comme un geste terroriste, a lancé une vague de manifestations de solidarité avec la communauté musulmane dans plusieurs villes canadiennes, dont plusieurs en Atlantique (Radio-Canada).

Et nos sœurs et frères musulmans ont été la cible d’un décret présidentiel américain qui a gravement compliqué leurs mouvements dans leur nation d’adoption. On a vu circuler plusieurs histoires de résidents permanents (détenteurs de carte verte aux USA) s’étant vu refuser le retour à domicile suite à une visite à l’étranger. Bien qu’ils demeurent libres de séjour dans leur pays d’adoption, plusieurs s’interrogent sur les risques de se déplacer, en particulier dans le monde académique. Pour cette raison d’ailleurs on a vu un intérêt grandissant pour les universités canadiennes, dont plusieurs ont pris position contre le décret (CBC).

Des groupes d’étudiant.e.s des écoles de droit du Canada se sont aussi rassemblée pour aider les réfugiés qui se trouvent dans la mire du président américain (Radio-Canada) dans leur contestation et les batailles juridiques découlant du décret anti-immigration.

En Californie, c’est le discours du controversé Milo Yiannopoulos, attaché au groupe-phare de la « droite alternative » américaine, Breitbart, qui a été bloqué à l’Université de la Californie à Berkeley (Radio-Canada). Des protestataires vêtus de noir et cagoulés ont vandalisé l’édifice où devait se tenir son discours, créant un risque pour la sécurité des participants qui a forcé l’établissement américain à annuler l’événement. Rex Murphy, toujours controversé et jamais ambigu, a qualifié de « fascistes » les manifestants, pour avoir supprimé la voix de l’opposition au nom de la liberté d’expression (National Post). Il y a de quoi réfléchir à coup sûr dans cette histoire.

Par curiosité, j’ai pris le temps d’écouter quelques exemples de ce que le type dit dans ses conférences. On peut comprendre pourquoi certains seront offusqués – il y a de quoi, car c’est entièrement intentionnel – mais il est difficile de voir comment on peut croire que les actions à Berkeley sont une réponse efficace à ce type de discours.

En Nouvelle-Écosse, la grève du zèle des enseignants du système scolaire cause bien des mots de tête aux universités, qui se trouvent présentement dans l’impossibilité de placer leurs étudiant.e.s en éducation pour leurs stages pratiques. Face à la possibilité d’une grève devant se prolonger, un groupe de cinq institutions ont lancé une poursuite en cour suprême provinciale contre le syndicat, dont les membres seraient contraints par la Loi à accommoder les stagiaires (Radio-Canada). Peu après, le syndicat des professeurs d’université a émis un communiqué demandant aux universités d’abandonner la poursuite, pour respecter le droit de libre-négociation des enseignants (Metro Halifax).

Au Cap-Breton, où le recteur a récemment été démis de ses fonctions après que le Conseil des gouverneurs ait rejeté une entente de trois ans avec le syndicat professoral, une nouvelle entente de principe a été conclue (CBC).

À l’échelle nationale maintenant, on apprend que le taux de réussite à l’examen en français pour intégrer la profession infirmière a été de 27% en 2015, et d’un peu moins que 70% pour sa version anglaise. L’association des étudiants infirmiers du Canada a lancé une pétition pour que des changements y soient apportés face au haut taux d’échec (Radio-Canada). L’une des critiques souvent entendues est que ce test, conçu pour le système américain, collerait moins bien que l’ancien test à la réalité canadienne.

Enfin, pour terminer sur un sujet tristement familier : le Site Seeking Arrangement, qui a le privilège douteux de servir d’agence de rencontre entre des étudiants endettés et de riches bienfaiteurs à la recherche de « situations mutuellement bénéficiales », révèle que ses statistiques d’utilisations canadiennes indiquent que plus les frais de scolarité sont élevés, plus ses services sont utilisés (Radio-Canada).

Et sur ce, je vous souhaite une bonne semaine !

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